
Principe d'obéissance : de nature égocentrique et donc incapable de se mettre à la place de l'autre, le cheval est naturellement de bonne volonté.
Principe de douleur : tant qu'il n'a pas mal, le cheval peut tout supporter.
Principe de force : tant que le cheval n'a pas testé sa suprématie, il ignore qu'il est plus fort que son cavalier.
Il s'agit de sortir d'une équitation de techniciens et de comprendre les tenants et les aboutissants de nos interventions.La règle normale est de finir le travail que l'on a commencé. Elle est dans la nature du prédateur : aller jusqu'au bout de son action.
En équitation, c'est le contraire. L'action s'engage avec toute la concentration et le doigté nécessaire à son exécution mais on ne la termine pas. Soit que le cheval y réponde positivement et il y a lieu alors de le laisser faire puisque c'est lui l'exécutant. Soit qu'il s'y oppose, et comme nous refusons le conflit, il y a lieu alors de s'arrêter immédiatement pour que le cheval rentre le moins possible en tension, et de recommencer.
Tout ceci ne peut se faire que si cavalier et monture sont tous deux détendus.
Normalement, la main est fixe par rapport à la bouche du cheval, c'est-à-dire qu'elle accompagne cette bouche dans son mouvement. Le cheval est alors dans une situation de confort puisqu'il ne subit pas de contraintes.
Parfois, il est nécessaire d'avoir une main fixée, c'est-à-dire immobile par rapport à sa bouche. Cette main fixée a comme effet de créer une barrière contre laquelle il va se cogner s'il veut prendre la main, et derrière laquelle il trouve le confort des rênes détendues. Elle évite l'appui constant et si elle accompagne une cession de nuque, elle interdit au cheval de prendre la main ou d'opposer ses résistances habituelles (appui sur la main tête basse, trot excité, cabrage).
Texte © Stéphane Bigo – Photos © Véronique ou Stéphane Bigo
Tous droits réservés 2006-2008 – mise à jour du 10 janvier 2006
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