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Livre: L'équitation de légèreté par l'éthologie par Stéphane Bigo

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Stéphane Bigo voyage à cheval

Toute œuvre s’inscrit dans un contexte humain qui en constitue sa matière vivante. Sans ce substrat elle devient sèche, dépersonnalisée, sans saveur.Je suis né en Occident, dans une région du monde où se sont développés science, démocratie et libre arbitre. Telle est ma culture, la paire de lunettes à travers laquelle je vois le monde.

Si je voyage à cheval, c'est que je ne veux pas en rester là. Ma quête est d'élargir mon horizon, de chausser d'autres lunettes ou tout au moins de mettre des verres correcteurs à ceux que je porte déjà. Je suis myope et le resterai toute ma vie, Inch'Allah ! De culture greco-judéo- chrétienne, je me demandais quelle vision du monde on pouvait avoir si l'on était musulman, animiste, taoïste, bouddhiste ou hindouiste ? Un des intérêts majeurs du voyage à cheval est qu'il permet l'immersion dans une culture ainsi qu'une approche pragmatique des choses. J'aime que l'intellectuel procède du manuel. C'est le seul moyen pour que nos « modèles » restent frappés au coin du bon sens. Et le cheval est le sésame idéal pour entrer en contact avec les gens et avoir un aperçu de leur vie et de leurs préoccupations. Un jour, à trente neuf ans, j'ai décidé de prendre une année sabbatique pour faire Istanbul-Kabul à cheval. Elle allait initier ma deuxième vie, celle de cavalier au long cours .

A cheval, on a besoin des autres. Cette faiblesse fait notre force et notre richesse. Comment pouvais-je remercier toutes ces personnes qui, au fil de mes voyages, m'ont ouvert leur maison ? En faisant pour eux ce qu'ils avaient fait pour moi : me reconnaître - en tant que français, voyageur et homme de cheval - ce qui me conférait un statut, un droit à l'existence ; chercher à mieux me connaître, ce qui était une marque d'estime et me donnait une place dans leur communauté humaine. Ma prise de conscience fut également que cette connaissance de l'autre est le premier facteur de paix dans le monde et, qui plus est, nous permet de mieux le comprendre. Le jeu en vaut la chandelle. Cette quête s'est poursuivie pendant vingt cinq années sur presque tous les continents. J'ai créé l'association Planète et Connaissance de l'homme pour servir de cadre à ce projet.

Mais bien sûr, ma gratitude s'adresse d'abord aux sésames qui m'ont ouvert les portes de l'aventure : Oudjanok, Kateur, Omobono, Hobo, Urutao, Yamane, Lampari, Didango, Ngalaari, Nji Fonfon, Bilichta, Tinish, Shereka, Velours de Sié, Douli, Kash, Chamane ou Meurtok. Dix-huit compagnons chevaux auxquels s'ajoutent Khan et Kayser les deux chameaux de notre voyage dans le Xinjiang chinois. Comment l'exprimer à des chevaux que j'ai tous dû quitter à la fin d'un voyage ? Là encore, même démarche : me consacrer à mieux connaître cet animal noble et courageux. Pour cela, j'estime qu'il y a trois routes à suivre : celle du cavalier, celle de l'homme de cheval et celle de l'éducateur de chevaux. La première a abouti au monitorat d'équitation, la seconde s'est développée au cours de mes voyages. Je parcours actuellement la troisième avec beaucoup de bonheur car l'équitation éthologique permet d'aller très loin dans la connaissance du cheval.

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Texte © Stéphane Bigo – Photos © Véronique ou Stéphane Bigo

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