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Livre: L'équitation de légèreté par l'éthologie par Stéphane Bigo

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Une fois la décision prise… Dans quel esprit aborder cette rééducation ?

L’esprit Zen : être à la fois celui qui agit et celui qui observe l’action pour mieux la diriger

Cette entreprise doit être menée avec l’état d’esprit adéquat, à peine de faire pire que mieux. Il induit une certaine manière d’agir que j’appelle le rassembler cavalier. Ce savoir-être est important car il pose les fondements de notre action.

Il s’avère que les philosophies orientales qui ont développé des techniques comme la méditation ou les arts martiaux nous enseignent mieux que d’autres à contrôler notre mental.Esprit centré, concentré... et détendu. Aides : respiration, regard global, attitude à la fois tonique et décontractée. Pour cela il faut savoir garder ses distances par rapport à notre mental ordinaire (siège de nos émotions et de nos pensées parasites) et se mettre sur le plan d’une conscience plus profonde, plus sereine.

Esprit clair. Nous veillerons particulièrement à la clarté et à la cohérence de nos demandes. Chaque exercice sera envisagé comme un cycle en cinq étapes distinctes : 1) Déterminer notre plan d’action (la réflexion précède et encadre le mouvement), 2) Mettre le cadre des aides en place (la position précède l’action), 3) Déclencher le mouvement, 4) Laisser le cheval exécuter l’action à l’intérieur du cadre des aides (descente de mains, descente de jambe), 5) Terminer le mouvement (le cheval est un être vivant dont la bonne volonté n’est pas illimitée) et récompenser lorsqu’il a bien été exécuté.

Esprit paisible et maître de lui. Règle absolue : Refuser le conflit. Toujours vouloir calmer le jeu. Toute notre équitation est basée sur le pacte d’amitié avec notre cheval. Il doit se manifester concrètement. Si, lorsque nous déclenchons le mouvement (étape 3) le cheval se bloque et monte en tension, nous arrêtons tout, réfléchissons (ma demande a-t-elle été suffisamment claire, suffisamment mesurée ?), recommençons et éventuellement simplifions. Chaque fois qu’il fait bien, dîtes-le lui, et remerciez-le.

Autre aspect de cette règle, nous allons privilégier le travail à une rêne qui empêche notre rebelle de s’appuyer et désamorce le conflit.

Remarque : Refuser le conflit ne veut pas dire manquer de détermination. Un cheval est comme un enfant, plus il sentira de détermination, moins il y aura de conflits. Etre déterminé avec tact et mesure, sans être violent ni agressif, est un art que nous devons développer avec le cheval comme miroir. Première démarche dans cette voie : évitons les injures qui polluent la relation.

N’oublions pas les récréations : de temps en temps (toutes les dix minutes environ) des poses pendant lesquelles on ne fait rien.

Le lâcher prise. Etape 4) de notre cycle : le laisser faire (descente de main, descente de jambe). Toute action propose au cheval une solution de confort : la pleine liberté musculaire à l'intérieur du cadre qui définit l’exercice. Apprendre à monter à cheval, c’est apprendre à lâcher prise. Fi du résultat à tout prix ou de cette volonté de soumettre qui met le couple cavalier-cheval dans un état d’esprit conflictuel. Ce laisser-faire qui va contre tous nos instincts est le plus difficile à réaliser. N’oublions pas le plaisir du jeu. Nous sommes le danseur qui proposons un mouvement de vie à notre partenaire cheval et regardons, enjoué, son exécution, toujours prêt à le recommencer et à mieux l’expliquer.

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Texte © Stéphane Bigo – Photos © Véronique ou Stéphane Bigo

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